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L’éloquence d’une abeille chez Toastmasters

La dernière fois qu’on s’est retrouvé, j’avais glissé le mot « Toastmasters » dans mon article. En effet, je pense que c’est une très bonne idée de vous expliquer en quoi cela consiste et surtout ce que cela m’a apporté de devenir membre de Toastmasters.

Toastmasters est une organisation internationale fondée par Ralph C. Smedley (22 février 1878 –11 septembre 1965) aux Etats-Unis et qui existe actuellement dans 142 pays. Pourquoi je vous parle de cette organisation ? D’une part, parce que j’y suis membre depuis l’an dernier et que je ne peux m’empêcher de partager avec vous la superbe expérience que j’ai eu. D’autre part,  parce que je soutiens totalement l’idée que sous-tend cette association. L’idée principale est de promouvoir l’art oratoire en public et d’inciter les membres au Leadership.

Comment est-ce que mon chemin s’est donc rallié à celui de Toastmasters ?  Avez-vous déjà subi des enchaînements d’actions et de réactions qui arrivent parfois et qui vous montrent clairement le chemin qu’il faut prendre ? Croisez-vous souvent des personnes qui parviennent à vous impacter et qui vous encouragent à vous améliorer ? Si tel est le cas, vous êtes bien chanceux ! Et vous n’êtes pas les seuls ! Il m’est arrivé la même chose. Lors d’une conférence très enrichissante à Maurice l’an dernier, j’ai pris connaissance de l’existence de ces clubs.  Peu de temps après, en lisant « Megaliving : 30 days to a perfect life » de Robin Sharma, le grand conférencier sur le développement personnel, ce dernier faisait également référence à Toastmasters.

Je dois avouer qu’en présence de deux mentors, vous ne pouvez qu’acquiescer ! Et c’est ce que j’ai fait.  Et depuis, ça a été une expérience colossale et sensationnelle.

Laissez-moi vous donner un petit avant-goût du fonctionnement du club à Toulouse! Si vous aimez beaucoup parler en public, si vous souhaitez vous améliorer dans cet art pour apprendre à mieux convaincre, à fasciner votre public ou encore à faire passer un message important, si vous avez des difficultés pour vous exprimer et pour faire part de votre opinion dans un ordre structuré et efficace… Toastmasters est fait pour vous ! Vous allez apprendre à gérer votre stress, à connaître des petites astuces pour devenir un bon orateur, vous allez intégrer des petits réflexes et automatismes que ce soit dans votre vie personnelle ou professionnelle ! Vous apprendrez aussi à faire des discours improvisés (pour l’avoir testé quelques fois, je peux vous assurer que ce n’est pas très facile mais toujours très entreprenant et presque marrant selon les sujets!).

Toastmasters fonctionne sur un système progressif qui met l’accent sur la pratique. A l’aide de divers manuels (dépendant du niveau de l’orateur et de ses objectifs), l’orateur apprend à utiliser différentes techniques et à les assimiler pour préparer un discours équilibré. Il commencera son premier discours en « brisant la glace », il se focalisera ensuite sur la structure, sur les mots indispensables… Il apprendra à aller à l’essentiel et à prendre en considération ses gestes, son langage corporel, son attitude, les expressions, le contact visuel… Il apprendra à se servir de la variété vocale pour faire le plus d’effet sur son auditoire.  C’est ce système très pragmatique qui permet aux orateurs de progresser.

J’ai été conquise chez Toastmasters par le fait que cette association suit son programme du jour/mois/semestre de façon très précise et organisée. Tout est très bien calculé en fonction du nombre de membres présents, de discours à effectuer, de temps de pause… Si vous êtes quelqu’un de très organisé ou que vous cherchez à l’être, Toastmasters vous indiquera la marche à suivre !

Je ne peux sans doute pas faire cet article sans mentionner la touche anglo-saxonne qui est au cœur même du fonctionnement de Toastmasters.  Pour chaque discours, introduction, évaluation, on encourage le « Toastie » en applaudissant. Et si je ne me trompe pas, il s’agit, là, d’une technique qui permet d’encourager l’orateur mais aussi de générer confiance en la personne (environnement très positif). Autre geste formel que les membres apprécient beaucoup est de serrer la main du prochain orateur (Oui, ça peut vite faire beaucoup ! Mais on aime bien ce genre de protocole) Pourquoi ? Selon le Président du Club de Toastmasters à Toulouse, et je pense que beaucoup seront du même avis que lui, la raison est d’inculquer un sentiment de professionnalisme et surtout d’encourager ces réflexes qui sont quasiment indispensables dans le monde professionnel.

Il ne faut pas oublier l’environnement d’apprentissage qu’offre Toastmasters car l’orateur peut compter sur la bienveillance des membres pour l’encourager de façon positive mais aussi de lui donner des retours constructifs de sorte que la personne puisse améliorer ses capacités de communication(Car, comme le dit si bien ma sœur, un bon orateur est un bon évaluateur !).

Concernant le leadership, les membres ont l’occasion d’avoir des rôles définis et précis et qui demandent beaucoup de concentration. Par exemple, si vous êtes évaluateur, vous vous devez d’être à l’écoute, d’avoir un esprit critique, de faire des commentaires constructifs, de gérer le temps et surtout d’encourager la personne sur sa lancée.

Comme pour toute association, que vous soyez bénévole ou membre, vous prenez un engagement envers votre club, ses membres et l’organisation entière. Et, tout en donnant de votre personne, vous apprenez à sortir de votre zone de confort pour éblouir votre public, pour apprendre des expériences des autres membres, et pour devenir, et je vous le souhaite si tel est votre objectif, un très bon orateur !

 

« Le peuple appelle éloquence la facilité que quelques-uns ont de parler seuls et longtemps, jointe à l’emportement du geste, à l’éclat de la voix, et à la force des poumons. Les pédants ne l’admettent aussi que dans le discours oratoire, et ne la distinguent pas de l’entassement des figures, de l’usage des grands mots, et de la rondeur des périodes. Il semble que la logique est l’art de convaincre de quelque vérité ; et l’éloquence un don de l’âme, lequel nous rend maîtres du cœur et de l’esprit des autres ; qui fait que nous leur inspirons ou que nous leur persuadons tout ce qui nous plaît. »

-Les Caractères par Jean de La Bruyère – Jean de La Bruyère

 

 

 

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Bound by thoughts and thorns

“My mother always told me, hide your face people are looking at you.” I would reply, “it does not matter; I am also looking at them.”

― Malala Yousafzai, I Am Malala: The Story of the Girl Who Stood Up for Education and Was Shot by the Taliban

 

I have been wondering for a long time now whether I should write this article or not. I have finally decided that it was worthwhile. So, here it goes.

Three years ago, for research purposes, I went to a criminal court in Toulouse to learn and understand its procedures, formalities and rules and regulations. The case concerned a rape-murder of a forty year-old woman. She had been out with some friends in a club around 10 pm and had been followed on her way back home by a stranger. The rest, as you can unfortunately imagine, is that she was raped and murdered because she had refused to have sex with him. During the court proceedings, the judge, the prosecutor, the lawyers and the public were present. And did I mention that the children of the late victim were there too? The youngest was approximately 15 years old and he could not bear to stay in the courtroom which is very much understandable when you know that he was face-to-face with the accused who was pleading guilty, listening to the painful details of the night explained by the accused and simultaneously trying to grasp the extremely horrendous questions repeatedly thrown at the accused while he kept on changing his statement every ten seconds. Yes, you get the picture. It was not an easy one. Nor an easily forgotten one for the children. Or for those of us who were attending the court hearing.

These incidents occur so often that we either decide to close our eyes upon them because we are so “invincible”, thinking and believing that they will never happen to us. After all, terrible events arise all the time, doesn’t it?  One week, one month, one year later, all is forgotten and life takes back its due course.

But why would I want to tell you about this rape and murder case?  Lately, in Mauritius and especially in India, I have heard of rape cases, of gang rape cases which occurred. And that outrages me.  More often than not, cases are either dismissed or in those cases where the accused is found guilty, the sentence is not significant and pressing enough.  Being a law student, I understand the problems of the judicial system. However, what I don’t understand is when the system does not or cannot serve justice.  What I regret even more is when the society does not lift a finger to improve the situation. Or worse, when there is no state justice but more honour killings.

Why are there rape cases? There is simply no justification for such barbaric acts.  But what I do know is that society does play a major role in categorising women as inferiors. The stupidest reason concerns clothes. The amount of skin which appears, or so as I have understood it, could lead to such incidents because she is a “whore” and/or she “wanted to be raped”. Yes, you heard me right!  Isn’t it totally common for a man to walk bare-chested? And, how often do you exactly see a woman do that? And how often, do girls have to listen to others say “don’t wear that, you never know who might have bad intentions” How many times did you hear “don’t come home late!” or “don’t be too sexy”?… And guess what?  That is the less traumatizing part. The worst is people (women and men) claiming, “She deserved it”, “after all, did you see her mini skirt and her sexy blouse?” … Well, if that doesn’t shake you up, I don’t know what will.

Being of Indian origin, I have had the opportunity of wearing the beautiful traditional gowns and clothes such as the “saree” which is a garment consisting of cotton or silk elaborately draped around the body (traditionally worn by women from South Asia). It might show off some skin on the back and on the belly. Well, for some of those saree-wearing ladies, they will tell you that you are indecent when you are wearing a dress with an open back or a crop top where your belly can be seen. Isn’t that a bit of hypocrisy? For some others, who do not wear clothes showing too much skin, they will sexualise the lack of cloth on the skin. To put it another way, showing “too much” or “not enough” skin has nothing to do with sexuality.  It might seem a trivial matter, but trust me, it is definitely not.

In the long run, the situation is never easy for women. So, please, ladies and gentlemen, do not make it harder for other women while you should be supporting them. Don’t throw stones at them by supporting traditions and having mentalities that will keep on stigmatising them.

Live and let live.

Ayesha

La fête des jonquilles

Une fête folklorique au sein d’une petite ville, Gérardmer, en France

Certains aiment la nature, les uns le feu de la soirée arrosée, les autres ont soif d’aventures, quelques-uns trouvent leur aventure dans des livres tandis que d’autres le font en allant à la rencontre des gens d’ici et d’ailleurs.  Pour beaucoup, c’est un ensemble de ces choses qui constituent l’aventure, les challenges, les défis.

Pour ma part, c’est la curiosité qui me pousse à tester mes limites et à me mettre dans des situations presque inconfortables. D’ailleurs, je pense que vous serez d’accord avec beaucoup d’auteurs et moi-même pour dire qu’on parvient à des choses incroyables seulement quand on sort de notre « comfort zone ». La curiosité pourrait s’apparenter à un vilain défaut mais pas aujourd’hui.

Durant les vacances de printemps dernier, j’ai eu l’opportunité de visiter une petite ville en France dans le département des Vosges, dans la région de la Lorraine. Je suis tombée amoureuse de cette ville qui est au cœur d’un cadre naturel exceptionnel, entre lac, forêts et montagnes. Elle est la maison à quelques 10,000 habitants et englobe tout un ensemble de paysages, spécialités, et une culture incroyable qui méritent qu’on s’attarde quelques minutes pour en parler. Gérardmer.

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Je ne pourrai, certes, pas vous expliquer en quelques mots uniquement ce que cette ville a de magique. Mais je vais tenter de le faire au travers  d’une des fêtes les plus emblématiques de cette ville. La fête des Jonquilles.

La fête des Jonquilles fut la raison de ma visite. C’est une fête qui est célébrée tous les deux ans à Gérardmer. Comme le nom l’indique, cette fête est consacrée aux jonquilles qui poussent en grande quantité à Gérardmer et dans les environs.  Ce sont ces petites fleurs à bulbe caractérisée par sa couleur jaune qui  sont devenues un emblème pour la ville. La première fête des jonquilles a été célébrée en 1935. Il faut souligner que les jonquilles et la ville de Gérardmer sont étroitement liées. Pourquoi ? C’est simple, les jonquilles annoncent le printemps qui est souvent assez incertain et changeant à Gérardmer. Oui, en avril/mai vous aurez sans doute la chance(ou pas) d’avoir de la neige alors que vous aviez prévu vos mini-vacances de printemps au bord du lac. Mais, je ne m’en plains pas car c’est bien dans ce bel endroit que j’ai eu le privilège de jouer dans la neige et de me sentir vraiment au « Nord » (chose qui n’arrive pas souvent à Toulouse et encore moins-jamais-à Maurice) !

Revenons donc à nous moutons ! C’est une fête qui se prépare avec l’aide et la coopération des habitants, des écoliers, des collégiens et des lycéens…qui vont cueillir une quantité nécessaire de jonquilles et qui vont aider à la construction et la décoration des chars.

Ces petites fleurs jaunes vont habiller les chars ou « carcasses » construits par de véritables artistes, orfèvres et constructeurs passionnés.  La Nuit du Piquage va assurer la décoration des chars qui se  fait par de treillis de fils de fer à mailles tendus sur des armatures en fer.

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Evidemment,  le moment attendu par tous est le défilé ou le « Corso Fleuri » et les formations musicales nationales et internationales. J’ai pu voir à mon plus grand plaisir lors de cette 48ème édition, le char de Jack Sparrow avec le magnifique Black Pearl, le char d’Alice aux pays des merveilles, le char consacré à St Exupéry, un pour Mimie, Mickey et Pluto, un autre pour les « Géromoisus Sapiens Sapiens »… les chars étaient tous de différentes tailles et certains étaient si grands qu’on pouvait se demander comment est-ce que c’ était possible d’habiller ces chars aussi adroitement et méticuleusement.  J’étais émerveillée.

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Pour les habitants-les connaisseurs et les fêtards- c’est la « guinguette » qui est attendue avec beaucoup d’enthousiasme ! C’est le moment idéal pour les amis de se retrouver autour d’un verre ou plusieurs, pour la famille de se détendre avec un hot-dog/frites au profit d’une association ou d’un club de la ville…pour les uns de découvrir cet événement folklorique et pour les autres de le faire découvrir aux nouveaux (pour en avoir discuté avec certains des habitants, je peux vous dire qu’ils en sont très fiers de cet événement) !

La « Perle des Vosges », ainsi nommée par Abel Hugo, accueille des milliers de visiteurs en plus des Gérômois qui vont assister au défilé et au festival musical qui va accompagner ce dernier.

Cette fête est réellement le genre d’événement auquel j’adore m’y rendre car on retrouve la solidarité entre les habitants, la fierté des petits et des adolescents qui ont cueilli les jonquilles pour orner les différents chars ou sujets fixes dispersés un peu partout dans la ville. On retrouve cette atmosphère spéciale qui nous fait voyager en dehors de la France…

La fête des Jonquilles m’a fait voyager, m’a fait découvrir des Gérômois chaleureux (et surtout la bonne choucroute) ! Je ne peux que vous inviter à aller découvrir ces petites villes, dont on a tellement tendance à oublier la valeur, la grandeur de leur richesse et surtout la beauté au naturel qu’elles dégagent. Pour moi, ça a été Gérardmer. Quel sera le vôtre ? En France ou ailleurs, on peut toujours se retrouver dans des endroits insolites qui nous apportent beaucoup plus que ces villes touristiques qu’on côtoie si souvent.

 

N.B: Gérardmer se prononce comme “Gérardmé”! “Petit plongeon dans l’étymologie: Gérardmer tient son nom de Gérard d’Alsace, duc de Lorraine. Dès lors, dans les documents anciens, apparaît le nom du hameau différemment orthographié : Giralmeix, Girameix, Giraumeix, Giromoué… venant de Meix ou manse signifiant le jardin en langue d’Oïl et en vieux français.”

 

 

Ayesha

Une luciole pour l’humanité

“Accepte ce que tu ne peux changer et change ce que tu ne peux accepter”

Le mois dernier, on m’a posée une question au sein de Toastmasters, il s’agissait d’une question improvisée, trente secondes de préparation au préalable et vous vous lancez devant les regards des curieux spectateurs. En l’occurrence, je n’avais pas eu besoin de mon temps de préparation car je savais déjà ce que je voulais dire. Oui, il y a des jours comme cela où nos neurones fonctionnent plus rapidement et agilement que d’habitude.

Cependant, je n’accorderai pas ce mérite à mes neurones. Non, il s’agissait du petit cœur qui se cachait derrière la carapace qui parlait en mon nom. La mécanique du cœur, en d’autres termes.

La question posée était la suivante : « Aider les autres revient-il à aider soi-même ? »

Ma réponse ? Affirmative.

Je croise souvent des gens qui sont bénévoles dans des associations, aussi diverses les unes que les autres. Il peut s’agir d’associations venant en aide aux sans-abris, aux personnes avec des revenus modestes, des associations qui mettent en avant la culture d’un pays, d’une région, ou encore des associations qui nous font découvrir des spécialités culinaires venant de tout horizon. En outre, des associations de sport et de langues sont fourmillantes.  On retrouve également des associations/clubs qui mettent en exergue les talents et l’apprentissage de certaines compétences indispensables dans le monde professionnel.

Vous l’aurez deviné, je vous parle du bénévolat car je suis moi-même bénévole. Cette association en question est l’Unicef : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance. Unicef est une des plus grandes associations venant en aide aux enfants démunis dans le monde. Je ne vais pas vous énumérer toutes les activités de l’Unicef. Internet vous donnera beaucoup plus d’informations que je ne pourrai jamais vous en donner. N’hésitez pas à aller jeter un coup d’œil sur le site officiel d’Unicef. Il existe des plateformes interactives, et vous pouvez y apprendre de nouvelles choses sur le fonctionnement, les objectifs et projets d’Unicef. Si vous le souhaitez, pour les plus généreux d’entre vous,  vous pouvez même y apporter votre petite contribution (financière ou pas) aux enfants.

Pour ceux qui connaissent mon parcours, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai toujours aimé faire partie des associations, des clubs, de créer des projets, et d’avoir le sentiment de faire partie d’un tout, d’un ensemble qui apportera beaucoup plus à la société que ma participation solitaire. Bénévole depuis début 2015, je suis très épanouie au sein de l’Unicef. Participer à des événements avec les autres bénévoles pour récolter des fonds, pour faire de la sensibilisation sur les droits de l’enfant, sur la Convention Internationale des droits de l’enfant(CIDE), sur le fonctionnement de l’Unicef…est extrêmement enrichissant. Aujourd’hui, néanmoins, les individus ont tendance à être méfiants (ils ont sans doute raison) et le public se pose souvent la question de la transparence des associations.  Les questions qui sont souvent  évoquées: « Comment faites-vous pour aider les enfants alors que vous n’êtes pas sur place ? Comment faites-vous pour éviter la corruption ? ». Pour la première, le mécanisme d’Unicef est clair : les dons aux enfants se font en nature, jamais en argent, une partie des dons sert au fonctionnement de l’association, pour les campagnes de sensibilisation, et la majorité des personnes à l’Unicef sont des bénévoles ce qui limite les frais (de rémunération éventuelle), les bénévoles sur le terrain sont principalement des locaux de manière à ce que cela puisse servir aussi à améliorer l’économie locale d’une certaine façon. Pour la seconde, elle rejoint la première réponse, car pour permettre une transparence plus efficace, les dons se font en nature. (cf. Unicef.fr)

Pourquoi aider les autres est synonyme d’aider soi-même ?  En aidant les enfants, je m’aide concomitamment. La satisfaction d’aider les autres et de se dire que j’aurai apporté ma petite pierre à l’édifice de l’humanité m’aide à garder espoir. Le sentiment qui naît à l’intérieur de soi et qui permet de refléter sa personnalité en étant chaleureux et généreux aide davantage la personne qu’on ne puisse l’imaginer.  Pour une optimiste(ou trop naïve comme diraient certains), le fait d’aider les enfants, la future génération, me permet de me dire que rien n’est perdu. Le monde va mal, les injustices règnent, la paix n’est pas à l’ordre du jour, les inégalités se répandent mais cela n’est pas nouveau. Dès lors, deux issues apparaissent.  Nous pouvons soit baisser les bras en nous disant que « de toute façon, nous ne pouvons rien changer » ou nous pouvons suivre la technique de Mahatma Gandhi et nous dire « soyons le changement que nous voulons voir dans le monde ».

Pour moi, aider l’humanité passe par aider les enfants. Pour d’autres, éliminer la pauvreté, permettre l’accès à des soins de santé réels et effectifs, l’accès facile et équitable à un système judiciaire…  sont prépondérants. On retrouve ces grandes problématiques de la société dans les objectifs de développement durable(OCD) portés par l’Organisation des Nations Unies.

9627427-15489022.jpgLes jeunes sont dynamiques, et remplis d’idées et de projets innovants. Beaucoup d’entre eux veulent contribuer à une meilleure société, certains n’ont malheureusement pas les opportunités pour le faire. Et d’autres, malgré les opportunités qui s’offrent à eux, ne s’intéressent pas au bénévolat ou au volontariat.  Certains le font pour embellir leur curriculum vitae, d’autres pour s’intégrer à un groupe. Quoi qu’il en soit, c’est la finalité qui nous intéresse. C’est de savoir qu’il y a des gens qui peuvent contribuer pour améliorer une situation indépendamment de la raison pour laquelle ils ont adhéré.

Dans certains pays, au sein des formations, l’accent est mis sur les activités extra-scolaires pour que les étudiants aient la culture de la générosité, l’intégration à un groupe, la mise en pratique du savoir-faire et du savoir-être dès le plus jeune âge. Et personnellement, je trouve que c’est une pratique qu’il faut accentuer.

Par ailleurs, je n’essaie pas de « sugar-coat »  les atouts du bénévolat. Non, en étant bénévole, il vous faudra y consacrer du temps, il faudra s’organiser, il faudra jongler avec les différentes personnalités du groupe, il faudra faire des compromis de temps à autre, il faudra communiquer et être ouvert d’esprit. Mais, croyez-moi, le résultat restera toujours positif que ce soit dans le cas de l’épanouissement professionnel et personnel ou dans l’accomplissement de l’objectif fixé par l’association. Ce n’est pas toujours très facile, je vous l’accorde ! Cependant, vous le savez certainement : Qui ne tente rien, n’a rien !

Tout bien considéré, c’est la finalité qui demeure primordiale. On prend du recul et on met en avant les objectifs de l’association. C’est ce que j’appelle être bénévole, et par-dessus tout, être généreux. Faire quelque chose sans attendre quoi que ce soit en retour, même si indirectement, la loi de la Nature nous dit que « plus on donne, plus on reçoit ».

Nous avons tous un talent, un trésor qu’il faut exploiter pour le bien de l’humanité. Quel est le vôtre ?

Ayesha

Le coeur d’une lionne

“Je n’ai jamais été capable de définir précisément ce que voulait dire le féminisme : je sais seulement qu’on me désigne comme féministe chaque fois que j’exprime des sentiments qui me différencie d’un paillasson.”
-Rebecca West

Aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet qui me touche particulièrement. Surtout aujourd’hui, durant ce mois de mars car il est consacré à la femme. Vous n’êtes pas sans savoir que le 8 mars dernier, nous avons célébré la journée internationale des droits de la femme.

Oui, vous l’auriez compris. Le féminisme. Il est défini par le Larousse comme un « mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société. » ou encore comme une «  Attitude de quelqu’un qui vise à étendre ce rôle et ces droits des femmes ».

Préparé par les philosophes et les femmes de lettres du XVIIIe siècle, le mouvement féministe est apparu sous la Révolution. En 1791, Olympe de Gouges rédigea la fameuse Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

Actuellement, ce mot « féminisme » souffre de négativité. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai dit à un ami que j’étais une féministe et sa première réaction a été : « ah ouai ? Pour de vrai ? », En ayant l’air choqué bien évidemment. Et cette réaction n’est qu’une infime partie de ce qu’on voit de l’iceberg.

Oui, je suis féministe et je le revendique. Et j’espère que les femmes le sont également. Mais j’espère surtout que les hommes le sont. Pour tous ceux qui me diront, «  Et pour les hommes alors ? » ; je vous répondrai tout simplement « Ne soyez pas de mauvaise foi ou du moins ayez la prétention de ne pas l’être »

Je ne dis pas que les femmes sont supérieures aux hommes, chaque personne a ses forces et ses faiblesses. Les hommes et les femmes ont des différentes forces et faiblesses. Et je ne dis pas non plus que la femme doit faire tout ce que l’homme fait et vice-versa.  Chaque personne, indifféremment de son sexe, fera ce qu’elle peut au meilleur de ses capacités. Et surtout évitez de me dire, « mais tu sais, la force des hommes est la rationalité et la force physique tandis que pour la femme c’est la force psychologique et l’amour ».  Essayez de voir au-delà et vous verrez que ce n’est pas tout blanc ou tout noir, ou devrais-je dire tout rose ou bleu.

Je ne parle pas d’égalité, car l’égalité n’est possible seulement si on considère que toute chose est égale par ailleurs et qu’on prenne en compte des sujets comparables. Or, ce n’est pas le cas. Je suis plus pour l’équité dans les deux sexes et l’égalité dans beaucoup des modalités concrètes qui définissent les deux sexes. Je veux dire par là, que la femme doit être traitée de la même manière que l’homme : par exemple, la rémunération pour un même travail doit être similaire pour les deux.

Je me rappelle que l’an dernier en discutant avec un ami, je lui disais que je stressais pour un examen d’oral(en droit, nous avons souvent ce genre d’examen où la présentation est essentielle). Devinez ce qu’il m’a dit : « Mais non, t’inquiète pas, il suffit que tu te maquilles, que tu fasses au professeur un clin d’œil, que tu mettes une robe un peu sexy et c’est dans la poche ! ». Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c’est offensant, choquant et aberrant. La femme n’est pas un objet sexuel et elle a un cerveau qui fonctionne, que ça ne vous déplaise ! Etre défini par le type de vêtement qu’on porte, par le maquillage, par le fait d’avoir à définir son projet de vie (et de préférence, projet familial) en fonction d’un « Ticking Clock » avant trente ans est absurde.

Parlons de stéréotypes, pas plus tard que la semaine dernière, j’étais à un événement où on distribuait des bracelets de couleur (bleu, rose et vert) aux enfants. Evidemment, certaines personnes distribuaient des bracelets roses aux filles, bleus et verts aux garçons ! Franchement ? Cela a l’air banal mais ne l’est pas. Si on commence à endoctriner nos enfants en leur cantonnant à une couleur, à un jouet en particulier(poupée pour les filles, et voiture pour les garçons), à des idéaux … croyez-vous vraiment que ces enfants vont grandir en ayant l’ouverture d’esprit nécessaire pour comprendre que la femme a les mêmes droits que l’homme, que le respect pour la femme ne doit pas être demandé mais doit exister réellement comme pour les hommes ?

On vit dans une société patriarcale ; originaire de l’Ile Maurice, j’ai pu constater que cette situation est moins évoluée qu’en Europe mais les choses changent comme partout ailleurs, et heureusement. Je ne dis pas qu’en Europe, c’est parfait. Non, le sexisme y est. La discrimination y est. Le misogyne y est.  Il existe de nombreux cas où l’homme se prend toujours pour le chef de la famille alors que sa femme travaille autant que lui. Il existe de ces hommes, qui ne souhaitent que leurs femmes s’épanouissent dans le domaine professionnel et/ou personnel. Encore d’autres qui ne soutiennent pas leur épouse (concubine, copine…) quand ils ont des enfants car c’est à la femme que revient la responsabilité de mettre sa carrière en suspens. Certains vont même aller jusqu’à inciter la mère (et elle le fera sans mot dire car l’avenir de ses enfants en dépend, lui a-t-on dit) à rester avec les enfants pendant quatre à cinq ans-et ces années peuvent se prolonger-quand ils sont petits pour les éduquer « parce que c’est important d’avoir maman à la maison », mais me direz-vous  « et le papa alors ? », Oui, exactement. Telle est ma question.

Je ne veux surtout PAS cracher sur TOUS les hommes. Non, certainement, pas ! Heureusement,  il y a des perles rares qui deviennent de plus en plus faciles à trouver… Ce sont ceux qui vont pousser la femme à réaliser ses rêves au même titre que la femme va soutenir l’homme. Ce sont ceux qui aident aux tâches ménagères et ne considèrent pas que la place de la femme soit dans la cuisine ou avec l’enfant. Ce sont ceux qui comprennent que la femme puisse avoir d’autres objectifs que de fonder une famille avant ses vingt-huit ans, avoir des enfants avant trente-cinq ans.  Dans le milieu professionnel, ils vous diront à quel point vous avez été excellente lors de cette présentation ou de ce workshop et ne feront pas un commentaire déplacé sur votre magnifique robe, ou sur vos belles jambes. Ce sont ceux qui ne vous diront pas, dès le premier désaccord, que ce doit être certainement à cause de vos règles que vous êtes de mauvaise humeur. Ou encore, ce recruteur qui ne vous demandera pas si vous êtes enceinte ou avez l’intention de devenir mère dans les prochaines années (est-ce qu’un homme subit tout cela ?) lors d’un entretien d’embauche. Ce sont ces hommes qui vous diront que vous êtes bien peu importe votre style vestimentaire, vos croyances…et ne changeront pas d’avis après vous avoir fait « sienne » ; oui, car certains hommes croient que la copine, la femme leur appartient, et qu’elle est leur « propriété» et qu’ils peuvent dicter son comportement.

Alors à tous ces hommes qui se reconnaissent, on vous remercie par avance de nous renvoyer l’ascenseur tout comme ces femmes l’ont fait pendant des générations pour vous. Oui, la roue tourne, les femmes ne vous piquent pas vos opportunités, soyez-en rassurés. On veut seulement avoir les nôtres. Il est temps. Et cela fait un moment déjà.

Alors oui, je suis féministe.

Pour paraphraser Oscar Wilde, je finirai par :

« Dans ce monde, il suffit qu’une femme ait la distinction et un cerveau, pour que n’importe quelle mauvaise langue s’acharne après elle ».

 

A toutes ces filles, soeurs, mères et femmes qui ont tout donné au monde…

Ayesha

Toulouse in a nutshell

Toulouse, delightful town with fabulous people! If you really want to discover new places and meet people from diverse horizons, do come to Toulouse. It is the Place To Be.

Holaaaaa amigos

How are you doing guys? I hope you are feeling great and that you are making the most out of your weekend!

Anyway, today I wanted to share with you my experience, as a tourist, as a student, in the beautiful town in which I am living currently. The town is Toulouse. Some may know it as “La Ville Rose”, others may know it due to rugby, others due to football and others yet due to aeronautics.

Therefore, If you’d let me, I’d like to share with you my perspective about Toulouse in a few words.

Toulouse is the fourth biggest town in France. The first thing that you notice while arriving in this town, is the colour of the walls, the colour of all the buildings. Which one? Well, pink of course! Personally, the pink seems more orange to me. But it has been said that seen from above, the town looks pink! So let’s just agree to disagree with that. Pink, because the bricks are pink. It is what defines the perfect architecture of Toulouse. Charming city, and its ancient history can be felt, even seen for some of its places.

Speaking of places, what you should know is that in most (if not all) towns, there is a central part of the town which is called “La Place de…”. For Toulouse, it would be “La Place du Capitole”, “La Place Stanislas” for Nancy, and “Place de Comédie” for Montpellier. And all of these places depict the ancient medieval times, which had back then crucial importance. Concerning Toulouse, the Capitole is the seat of the municipal government since the 12th century, this neoclassical masterpiece displays majestically its pink brick and stone façade on the remarkable Place du Capitole.  Enlarged, transformed, embellished at different periods, the decor inscribed on its walls tells the great moments of this town.

So, why did I choose Toulouse? Oh, it’s actually very simple. Toulouse is located in the south of France, synonymous of great weather and climatic conditions most of the times! I only regret not getting enough of white Christmases! Not enough of snow but then, Nature does well her job to compensate because the Sun does visit us often! And the Wind! Oh, yes that wind!

I also chose Toulouse for its strategic position: it’s close to the beach (well, everything is relative as would say Einstein). And then, of course, Toulouse is a renowned town for students because of the high quality of its different universities and schools… Toulouse attracts a lot of international students (without taking into account Paris of course) every year. I may as well add that Toulouse has been in the top three in the “Palmarès des villes étudiantes” survey for 10 years: the city excels in attracting students and making them stay in the region.

Toulouse is truly an international city, for I have had the opportunity to meet people from so many different places: Norway, Denmark, England, Ireland, South Korea, French Guyana, Guadeloupe, Tahiti, India, Pakistan, China, Egypt, Tunisia, Congo, Algeria, Cameroun, Madagascar, Vietnam, Russia…

Funny thing though, which I just can’t omit while writing this blog post about Toulouse: The accents! I won’t go as far as saying that the southern accent from France can be compared to that of Quebec (Oh God no!) but it is entertaining for sure! And so “cute”! For example, they emphasise on the third syllable of the word “toulousain” to make it sound like “toulousaiiiiiigne”! That, ladies and gentlemen, is Toulouse in its total splendour: a delightful town with fabulous people! If you really want to discover new places and meet people from diverse horizons, do come to Toulouse. It is the Place To Be.
This city of approximately 400000 inhabitants also welcomes fans of aeronautics! Personally, this city has captivated me since the first day! Its many assets include numerous cultural events, historical places and superb architecture. And oh, delicious food! Oh yes!

Speaking of history and architecture, The Canal du Midi is undoubtedly my favourite:

patrimoine_culturel_sites_unesco_canal_midi_029980img_zoomCanal du Midi is a man-made structure which is unique worldwide and has been listed as a UNESCO World Heritage Site since 1996, making it one of Europe’s top river tourism destinations.

“It shall be a great work of peace that shall make the name of its creator live on for centuries to come”: Louis XIV was right on that day in 1666 when he predicted that the Canal du Midi would survive for posterity.

Last but not least, we have the opportunity to participate in several events: Fan of green environment, public speaking, dance (from Cuban to dance soul going through classical), music, theatres, science, aeronautics, photography or business? Name it, and you’ll find it! In Toulouse.

Spring will be here soon!  And I can already imagine the people just out there in the parks, lying down, playing table tennis, discovering the sensation of slacklining, picnicking…With a huge smile on their face!

Until then, my friends,

Welcome to Toulouse!

Ayesha

“The key and star of the Indian Ocean”

“Mauritius was made first and then heaven; and heaven was copied after Mauritius.” – Mark Twain quoting an islander

“Glory to thee, Motherland,
O motherland of mine.
Sweet is thy beauty,
Sweet is thy fragrance,
Around thee we gather
As one people,
As one nation,
In peace, justice and liberty.
Beloved Country,
May God bless thee
For ever and ever”

“Motherland” is the national anthem of Mauritius. The music was composed by Philippe Gentil and the lyrics were written by Jean Georges Prosper (Mauritian poet born in 1933).

Hello peeps,
Today, it is a special article, a tribute to my dear little Mauritius!
On March 12, Mauritius commemorates two different but equally key moments in its history.  The country became an independent state as a Commonwealth realm on March 12, 1968 and a Republic within the Commonwealth 24 years later, on March 12, 1992.
Therefore, to all my dear friends, non-mauritians out there, please DO remember this next time before telling me that Mauritius is a French territory like La Réunion, Guadeloupe, French Guyana….or any other territory of some other States(No offense :))
Of course, what’s great about the legacy that the French as well as the British left us, is the language among many other things! “La langue De Molière” and that of Shakespeare! We can’t really say that was no good thing, can we?
But then of course, having our independence, is incredible! It’s just is! You could just look at all the other countries trying to gain their independence and to become sovereign states, and you would begin to understand how important this is!
Mauritius is called the Key and Star of the Indian Ocean. Indeed.
Let’s just look at the Coat of arms of this country, shall we?

stella

The coat of arms of Mauritius is stipulated in the “Mauritius Laws 1990”; the arms were designed by the Mayor of Johannesburg in 1906, Johann Van Der Puf.
As I have understood it myself,
The ship in the first quarter refers to the European settlers of the island, the Portuguese, Dutch, French and British respectively.
The second quarter shows three palm trees for the tropical vegetation and the three dependencies of Mauritius: the Cargados, Agalega islands and Rodrigues Island.
The key symbolises the strategic importance of the island. The fourth quarter indicates the island as the star of the Indian Ocean.
The supporters are an (extinct unfortunately) Dodo (Raphus cucullatus) and a sambar deer (Rusa unicolor), symbolising the extinct and present wildlife.
The two green sugar canes show the importance of sugar for the local economy. Less today of course, but it is still quite significant!
The Latin motto “Stella Clavisque Maris Indici” means “Star and Key of the Indian Ocean” and is based on the lower half of the arms.
Yes, we are proud of our homeland, proud of our national anthem, proud of the essence of what represents the country to us. Yes, you got that one right! I am speaking of its people, of its places, of the sega, of our beaches, of the seven-colored earth of Chamarel, of Le Morne, of the cultural heritage sites, of our culinary specialities, of the art of rum, tea and sugar…
And may I add ladies and gentlemen, that unlike many others of different nationalities, most Mauritians know their national anthem and I insist on that because I did come across some people who didn’t know theirs! So really, that’s with utmost pride that I am saying this!
So, to all my friends out there,
Three cheers for the Republic of Mauritius!
-Hip Hip Hurray!
Ayesha